Décoder la couleur

Dos­sier du numé­ro 1 de Nord Êka !

Notre œil pos­sè­de des cel­lu­les spé­cia­li­sées dans la détec­tion de la lumiè­re : les pho­to­ré­cep­teurs. Par­mi eux, on trou­ve les cônes, sen­si­bles aux cou­leurs. Il en exis­te trois types, détec­tant trois cou­leurs dis­tinc­tes, le rou­ge, le vert et le bleu. Le dal­to­nis­me est un trou­ble de la vision des cou­leurs, dû à une défi­cien­ce d’un ou plu­sieurs types de cônes. Ce défaut est héré­di­tai­re. Il atteint plus les hom­mes que les fem­mes : 1 hom­me sur 10 est dal­to­nien, contre 1 fem­me sur 200. En effet, l’allèle res­pon­sa­ble du dal­to­nis­me pré­sent sur le chro­mo­so­me X est réces­sif. Par consé­quent, il… 

Nous pro­po­sons deux sudo­kus en ver­sion musi­ca­le. Ain­si, les chif­fres sont rem­pla­cés par des notes de musi­ques: une grille sim­ple où il faut des­si­ner les notes, et une autre grille plus dif­fi­ci­le où il n’est pas néces­sai­re de des­si­ner les notes mais où la grille est irré­gu­liè­re… Les notes sont les sui­van­tes : Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, la clé de sol (abré­gée Cs) et la clé de fa (abré­gée Cf). Retrou­vez bien­tôt les solu­tions de ces deux sudo­kus ! Réa­li­sé par : Mar­gaux Sabou­ni – Rudy Meres­se – Sul­li­van Watel­le -… 

Une entre­pri­se sou­hai­te trans­por­ter six pro­duits chi­mi­ques dif­fé­rents mais cer­tains ne peu­vent pas voya­ger ensem­ble, à cau­se du ris­que d’explosion. Com­bien de wagons seront néces­sai­res pour que les pro­duits incom­pa­ti­bles puis­sent être convoyés sépa­ré­ment ? Quel­ques crayons de cou­leur et un peu de métho­de per­met­tent de résou­dre ce pro­blè­me ! Il s’agit de conver­tir le pro­blè­me en une figu­re géo­mé­tri­que, com­po­sée d’arêtes et de som­mets, que l’on nom­me un gra­phe. Ici, les som­mets repré­sen­te­ront les pro­duits chi­mi­ques et les arê­tes relie­ront les pro­duits incom­pa­ti­bles. On essaie ensui­te de colo­rier les som­mets de sor­te que deux som­mets reliés pos­sè­dent des cou­leurs dif­fé­ren­tes. Ça… 

« Je déchif­fre des codes-barres » : c’est par cet­te for­mu­le qu’Arnaud Cuis­set aime résu­mer son métier. Ce phy­si­cien est spec­tro­sco­pis­te : il uti­li­se la lumiè­re pour per­cer les secrets de la matiè­re. « C’est un outil for­mi­da­ble ! », s’enthousiasme-t-il. Il démas­que les molé­cu­les. Pour­quoi ? Par­ce que la lumiè­re inter­agit avec les obs­ta­cles sur sa rou­te. Elle se com­po­se d’une infi­ni­té de cou­leurs, com­me l’a décou­vert au XVIIe siè­cle Isaac New­ton. Or quand la lumiè­re ren­con­tre des molé­cu­les, ces der­niè­res en absor­bent une par­tie. Mais pas de n’importe quel­le façon : d’une maniè­re pro­pre à cha­que type de molé­cu­le. Par consé­quent, en regar­dant quel­les cou­leurs sont absor­bées, il… 

Inter­view  de Jes­sie Mar­tin, auteur de l’ouvrage Le ciné­ma en cou­leurs Nord Êka ! : Quand la cou­leur est-elle appa­rue au ciné­ma ? Jes­sie Mar­tin : Dès l’invention du ciné­ma, que l’on situe en 1895. Les films, d’une durée de 30 secon­des à quel­ques minu­tes, sont alors pro­je­tés dans les foi­res, dont ils sont une attrac­tion. Pour un effet plus spec­ta­cu­lai­re, on peint les pel­li­cu­les à la main, ima­ge par ima­ge, avec des pochoirs. Tou­te­fois, tous les films ne sont pas colo­riés, ni tou­tes les ima­ges d’un film. Cela peut être un vête­ment ou un objet pour le met­tre en valeur, ou…