Suivez-nous :

Quand musique rime avec numérique

Dossier du numéro 0 de Nord Êka !

Rencontre avec Antoine Barlet, jeune chercheur  Nord Êka ! : Pouvez-vous expliquer votre sujet de thèse? Antoine Barlet : Je m’intéresse aux phénomènes chaotiques de la nature. Ce sont les phénomènes ni périodiques, ni complètement aléatoires, dont on ne peut pas prévoir comment ils vont évoluer. La nuée d’oiseaux dans le ciel en est un bon exemple. Dans ces phénomènes chaotiques, il y a de l’inattendu, de la surprise, une forme de créativité. Ma démarche est d’étudier comment exploiter cette créativité pour produire des sons intéressants, inédits. Avec un logiciel de synthèse sonore, je relie les données physiques à des paramètres musicaux. Dans le cas de la nuée d’oiseaux par exemple, la position spatiale des…

La première fois qu’on voit leur vidéo sur YouTube, on se dit que c’est truqué. Jonathan joue de la batterie en tapant des doigts sur le pavé tactile de son ordinateur portable, Ludovic de la trompette en soufflant dans son smartphone, les touches d’un clavier servant de pistons. Eh bien, de truc, il n’y en a pas. Jonathan et Ludovic transforment ordinateur et smartphone en instruments musicaux. Un projet que les deux passionnés de musique, chercheurs l’un en informatique, l’autre en ergonomie, ont monté sur leur temps personnel. “Nous nous sommes demandés à quel point on peut transformer du matériel…

3 questions à Vincent Tiffon, musicologue Nord Êka ! : Quand apparaissent les premiers enregistrements sonores ? Vincent Tiffon : En 1877. La restitution sonore est alors de très mauvaise qualité. Il faut attendre que les techniques de captation du son s’améliorent pour que l’on enregistre de la musique, d’abord des chansons et des airs d’opérettes. Le vrai boom a lieu après la Seconde Guerre mondiale, avec l’arrivée du matériel électronique «haute fidélité» offrant une qualité de restitution satisfaisante. Les disques 33 et 45 tours remplacent les 78 tours, les magnétophones à bande débarquent dans les studios d’enregistrement. Avec les premiers groupes de rock, le marché de la musique s’étend à l’international, c’est l’apparition des…

Encore plus fort que Shazam ! Un morceau inconnu passe à la radio ? Hop ! On dégaine son mobile et l’appli Shazam. Au bout d’une dizaine de secondes, l’appli révèle le titre mystérieux et son interprète. Pour parvenir à cette prouesse, le service utilise une gigantesque bibliothèque de plus de 35 millions de titres musicaux. Mais l’appli Shazam est plus bête qu’elle n’en a l’air : elle ne reconnaît que le contenu de sa bibliothèque. Que le morceau soit une reprise non répertoriée, qu’il s’agisse d’une version en live inconnue, et elle est incapable de reconnaître le titre. Ni de remarquer qu’il ressemble énormément à un autre morceau de sa bibliothèque ! Et pourtant, à l’oreille,…