Cathe­ri­ne Bré­chi­gnac, est née le 12 juin 1946 à Paris. C’est une phy­si­cien­ne fran­çai­se spé­cia­lis­te de phy­si­que ato­mi­que.

Qui est Cathe­ri­ne Bré­chi­gnac ? 

Pré­si­den­te du CNRS de 2006 à 2010 et du Haut Conseil des bio­tech­no­lo­gies de 2009 à 2010, elle est mem­bre élue à l’Académie des scien­ces depuis novem­bre 2005 et secré­tai­re per­pé­tuel­le de l’Académie depuis le 1er jan­vier 2011 de la pre­miè­re sec­tion (mathé­ma­ti­ques, phy­si­que, scien­ces de l’univers).

Elle est aujourd’hui Ambas­sa­dri­ce délé­gué à la scien­ce, la tech­no­lo­gie et l’innovation.

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Cathe­ri­ne Bré­chi­gnac, pré­si­den­te du CNRS, pro­non­çant une allo­cu­tion avant la remi­se de la médaille d’or du CNRS à Jac­ques Stern, cryp­to­lo­gue (2006)

La phy­si­que ato­mi­que

Elle a com­men­cé son tra­vail de thè­se en 1972, à l’interface entre la phy­si­que ato­mi­que et la phy­si­que nucléai­re, par des mesu­res de dépla­ce­ment iso­to­pi­que en spec­tro­sco­pie laser qui ont per­mis de son­der la modi­fi­ca­tion de la répar­ti­tion des char­ges dans les noyaux lors de la fer­me­tu­re d’une cou­che ou d’une sous-couche en neu­trons. Elle s’est ensui­te inté­res­sée aux pro­ces­sus col­li­sion­neurs sous radia­tion laser, à l’interface entre phy­si­que ato­mi­que et molé­cu­lai­re, lors d’études sur le trans­fert d’excitation assis­té par laser entre ato­mes, ain­si que lors de recher­ches sur les col­li­sions super-élastiques qui accrois­sent l’énergie des élec­trons pri­mai­res et entraî­nent un pro­ces­sus d’avalanche au cours de l’ionisation d’une vapeur métal­li­que.

La maî­tri­se des agré­gats dans un domai­ne de taille com­pris entre 1 et 10 nm a per­mis à Cathe­ri­ne Bré­chi­gnac de déco­der la répon­se opti­que des agré­gats métal­li­ques en fonc­tion de leur taille, de com­pren­dre leur sta­bi­li­té et de met­tre en évi­den­ce leur fis­sion sous l’influence de char­ges et de sui­vre leur réac­ti­vi­té à l’oxygène. Ces agré­gats ato­mi­ques ou clus­ters pour­raient ser­vir de cata­ly­seurs dans l’industrie.

Ses tra­vaux récents concer­nent l’auto orga­ni­sa­tion des nano­par­ti­cu­les sur des sur­fa­ces fonc­tion­na­li­sées, ain­si que le vieillis­se­ment, la cor­ro­sion et la sta­bi­li­té des frac­ta­les d’argent en fonc­tion de la tem­pé­ra­tu­re ain­si que d’impuretés chi­mi­ques.

Prix et diplô­mes :
Prix Gus­ta­ve Ribaud de l’Académie des scien­ces (1991)
Médaille d’argent du CNRS (1994)
Mem­bre de l’American Aca­de­my of Arts and Scien­ces (1999)
Mem­bre de l’Académie des tech­no­lo­gies (2000)
James Frank lec­tu­rer, Israel Aca­de­my of Scien­ces and Huma­ni­ties (2001)
Prix et médaille Hol­we­ck de l’Institute of Phy­sics et de la Socié­té fran­çai­se de phy­si­que (2003) Fel­low of the Ins­ti­tu­te of Phy­sics (Royaume-Uni) (2003)
Doc­teur Hono­ris cau­sa de l’université libre de Ber­lin (2003)
Doc­teur Hono­ris cau­sa de Geor­gia Tech Ins­ti­tu­te – États-Unis (2006)
Doc­teur Hono­ris cau­sa de l’École poly­tech­ni­que fédé­ra­le de Lau­san­ne (2007)
Prix Rober­val (avec P. Hou­dy et M. Lah­ma­ni) (2008)
Hum­boldt Resear­ch Fel­low­ship (Alle­ma­gne) (2009)
Mem­bre de l’Academia Euro­paea (2010)
Mem­bre asso­cié de l’Académie roya­le des scien­ces, des let­tres et des beaux-arts de Bel­gi­que (2010)
Mem­bre asso­cié de l’Académie Has­san II des Scien­ces et Tech­ni­ques du Maroc (2015)

Camil­le L., Roma­ne P.

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