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Reproduire et étudier en 3D le fonctionnement de nos cellules tout en limitant l’expérimentation animale, c’est maintenant possible !

Plus besoin de gros cerveaux pour obtenir des avancées révolutionnaires ! Des réseaux sophistiqués de neurones peuvent désormais être maintenus en vie à la surface de capteurs microscopiques appelés bioMEMS, pour “microsystèmes électromécaniques pour la biologie”. Les progrès majeurs en micro et nano-fabrication rendent désormais possible la réalisation de tels dispositifs, souvent à base de silicium, comme les puces électroniques. L’objectif ? Étudier les mécanismes biologiques qui se produisent au sein de nos cellules, saines ou malades.
Mieux comprendre le cancer, par exemple, constitue l’une des applications de ces micro-cerveaux en 3D. Certains chercheurs les utilisent pour mieux appréhender le déplacement de cellules cancéreuses le long des réseaux neuronaux. Ils espèrent ainsi élucider les mécanismes responsables de leur propagation, à l’origine des métastases.

Réduire, raffiner, remplacer

Les bioMEMS permettent un raffinement et une complexité d’analyse plus grands que les systèmes conventionnels d’étude des cellules cancéreuses in vitro (hors de l’organisme). Ils sont également moins coûteux et souvent tout aussi pertinents que les méthodes reposant sur l’utilisation d’animaux de laboratoire. Ainsi, avec un tel outil de recherche alternatif et adapté, les nouvelles technologies contribuent au respect de la “règle des 3R” : réduire, raffiner, remplacer. Ce principe constitue le fondement de l’éthique appliquée à l’expérimentation animale dans les laboratoires de recherche en biologie.
Dans cette même démarche, les bioMEMS pourront également être utilisés à des fins diagnostiques, voire thérapeutiques. En effet, déterminer le pouvoir infectieux de certaines molécules requiert généralement l’utilisation d’animaux de laboratoire. Les bioMEMS permettront par exemple de remplacer ces derniers en détectant, de façon rapide et automatisée, la présence d’agents pathogènes directement à partir d’échantillons sanguins. Enfin, ces nouvelles technologies pourraient aussi servir à tester de potentiels traitements anticancéreux sans avoir recours à des modèles in vivo. Alors, les bioMEMS, on aime !

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