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Détendez-vous et respirez !

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«Calme toi et respire un bon coup!», qui n’a jamais entendu cette phrase? Lorsque le stress vous envahit, quand la pression est trop forte, il devient difficile de garder son self-control. 

Le ventre se tord, la tête bouillonne, les mains sont moites. Les choses sont claires, on angoisse. Mais d’où viennent ces sensations? «En situation de stress, comme tous les animaux, nous sécrétons une hormone, le cortisol», explique Caroline Labouré, sophrologue. Les hormones sont des substances chimiques qui servent de messagers dans l’organisme. Elles agissent sur nos cellules et changent notre comportement. Lorsque nous sécrétons du cortisol, nous sommes sur nos gardes. Notre esprit est en alerte, comme si nous étions menacés. Nous respirons moins bien: l’apport en oxygène dans notre corps est insuffisant. «Le cerveau réagit en protégeant le cœur», précise Caroline Labouré. Il ordonne l’envoi d’oxygène en priorité vers cet organe vital. Par conséquent, le cerveau peut se retrouver mal oxygéné, ce qui augmente le stress et crée un cercle vicieux.

 Position de l'arbre ©DR

Position de l’arbre ©DR

La solution: bien respirer, pour bien oxygéner les cellules, assouplir et tonifier les muscles. Il existe une technique simple. Il s’agit d’inspirer profondément pour faire gonfler le ventre. «C’est inné, les bébés respirent ainsi. Seulement, on perd cette capacité en grandissant. La plupart des adultes respirent par la cage thoracique», éclaire la sophrologue. Ces exercices pratiqués de façon régulière peuvent aider à se sentir mieux. «Mais c’est comme un régime, si on arrête de s’entraîner, on perd vite le bénéfice», ajoute Dominique Servant, psychiatre, spécialiste de l’anxiété au CHRU de Lille.

Les sportifs, eux, ont souvent recours à la sophrologie. Cette méthode de relaxation consiste à utiliser la respiration pour faire le lien entre le corps et l’esprit. «On n’est pas une tête séparée d’un corps, déclare Caroline Labouré, nous les aidons à se détendre et à visualiser la compétition à venir de manière positive». Allongés et complètement détendus, les athlètes imaginent qu’ils font les gestes d’échauffements, qu’ils réalisent le défi qui les attend. Et que tout va bien se passer. Lors de ces séances, le cerveau sécrète de la sérotonine. Cette substance permet le passage d’information d’un neurone à un autre (ce qu’on appelle un neurotransmetteur). D’après les études, la sérotonine favoriserait le bien-être (les dépressifs en sécrèteraient moins que les autres). La sophrologie permet également de se plonger dans un état de sérénité proche d’un sommeil léger. «Les navigateurs l’utilisent pour faire des micro-siestes», développe la sophrologue. Alors, avant un examen, mettez vos fiches de révision de côté, fermez les yeux et prenez une grande bouffée d’air.

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A propos de l'auteur

Étudiante de la filière journaliste scientifique commune à l'ESJ et l'Université de Lille – sciences et Technologies. @JS23_ESJ

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