Ondes gra­vi­ta­tion­nel­les géné­rées par une étoi­le à neu­trons binai­re © R. Hurt/Caltech-JPL

L’annonce de la Fon­da­tion amé­ri­cai­ne des scien­ces du jeu­di 11 février 2016 à Washing­ton a fait grand bruit: des ondes gra­vi­ta­tion­nel­les ont été détec­tées pour la pre­miè­re fois. Ces ondes ont été pré­di­tes par la théo­rie de la rela­ti­vi­té géné­ra­le d’Einstein en 1915. Ce sont des défor­ma­tions de l’espace-temps par des objets mas­sifs en mou­ve­ment, com­me lorsqu’un caillou est jeté dans l’eau. «Ein­stein l’a pré­vu: quand des évé­ne­ments vio­lents se pro­dui­sent dans l’univers, des ondes gra­vi­ta­tion­nel­les se créent, pré­ci­se Daniel Hen­ne­quin, cher­cheur au CNRS de Lil­le. Vous et moi, on ne pèse pas lourd, on ne défor­me pas vrai­ment l’espace. Seule la col­li­sion entre deux objets céles­tes extrê­me­ment mas­sifs le peut.» Les ondes gra­vi­ta­tion­nel­les peu­vent pro­ve­nir de la col­li­sion entre deux trous noirs, deux étoi­les binai­res, ou enco­re de l’explosion d’étoiles en fin de vie, les super­no­va. Ain­si, une pla­nè­te ou une étoi­le qui se trou­ve dans l’espace défor­mé par ces objets mas­sifs sera lui aus­si défor­mé! Les deux détec­teurs amé­ri­cains géants LIGO, qui mesu­rent 4km de long, tra­quaient les ondes gra­vi­ta­tion­nel­les depuis 2002. C’est cho­se fai­te. Main­te­nant qu’il est pos­si­ble de les obser­ver, ces ondes vont per­met­tre de son­der le cos­mos d’une tou­te nou­vel­le façon.

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A propos de l'auteur

Étudiante de la filière journaliste scientifique commune à l'ESJ et l'Université de Lille – sciences et Technologies @JS23_ESJ

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