Suivez-nous :

Originaire de Lille, Fabienne Bleja-Colein a décidé de participer au marathon du Louvre, entre Lens et Lille. Son atout? Un équilibre alimentaire à toute épreuve. Et pour cause : la sportive exerce en tant que diététicienne. Elle nous livre sa recette pour préparer son premier marathon à domicile.

«En fait, le marathon, c’est un sport de vieux!», ironise Fabienne Bleja-Colein. Quadragénaire dynamique, la Lilloise est une sportive née. «À partir du 35e km, c’est la tête qui court; la force mentale est nécessaire. Et là, la maturité joue à plein», poursuit-elle. Longtemps, elle a fréquenté les salles de sport. Mais, depuis 10 ans, elle a «commencé à claquer les distances». Et la joggeuse s’est mise à participer à des courses. Cette année, elle s’est lancée dans la préparation du marathon du Louvre, prévu le 17 avril, qui relie Lille à Lens. Fabienne est bien rôdée: ce sera son 6e marathon. Son mental de fer et son alimentation «saine» ont fait de ses courses des réussites. Et question alimentation, la sportive sait de quoi elle parle : elle est diététicienne au groupe hospitalier Seclin-Carvin, près de Lille. Son objectif pour le Louvre ? Parcourir les 42 km en moins de 4 heures, comme à Rome. En mars 2015, Fabienne avait terminé sa course en 3 h 52 min. «Il avait plu pendant toute la course et je cours mieux sous la pluie», explique-t-elle.

Son secret ? Niveau repas, «je ne change pas mes habitudes», affirme la diététicienne lilloise. Sauf pendant les trois jours précédant la course: là, c’est une boisson à base de sucres complexes -les maltodextrines- pour tenir sur de longues distances. «Ça évite de manger des pâtes en quantité astronomique», sourit Fabienne. «L’idéal, ça reste d’avoir des habitudes alimentaires saines.» Et, quand le moment de la course approche, les bons réflexes de la diététicienne peuvent éviter de dérangeants désagréments. «Quand on fait de longues distances, on fabrique de l’acide dans l’estomac, ce qui détraque les intestins. Ne pas manger d’aliments à base de fibres, ça évite la diarrhée du 30e kilomètre!», lance-t-elle. Le menu ressemble à celui d’un enfant: pâtes, jambon, semoule, poulet et compote de pomme ou banane, yaourt nature ou sucré en dessert. Et le jour de la course? Le petit-déjeuner de la marathonienne comprend des gâteaux appelés «nutricakes»: ils ont la particularité d’être riches en glucides, oligo-éléments, vitamines et sels minéraux. Facilement digestes une heure avant le départ, ses gâteaux fourniront les éléments dont le corps a besoin pendant l’effort de longue durée.

La sportive ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Combative, elle souhaite améliorer ses performances cardios pour ce rendez-vous du Louvre. Ainsi, depuis un an, Fabienne fréquente de nouveau les salles de sport. Gainage, abdos… «Ça m’aide en propulsion: les montées me paraissent moins hautes», plaisante-t-elle. Si les vents sont contraires, elle saura mieux gérer son souffle et affronter les 2 km en montée jusqu’à l’arrivée à Lens!

Retrouvailles avec la marathonienne après sa course du Louvre. «J’ai souffert sur les 4 derniers km, mais le mental a eu raison de la fatigue». Verdict: elle a battu son propre record avec un temps de 3 h 45 min. La ligne d’arrivée franchie, elle aime s’abreuver de la « bière de récupération». «Je sais qu’il n’est pas conseillé de prendre des boissons alcoolisées après un tel effort mais c’est tellement bon! lâche-t-elle. Ensuite, je mange ce qui me fait plaisir: pain, fromage, yaourt nature avec du miel puis morceaux de chocolat». Des écarts bien mérités!

Mickaël Charpentier

Partager

A propos de l'auteur

Étudiant de la filière journaliste scientifique commune à l'ESJ et l'Université de Lille – sciences et Technologies. @JS23_ESJ

Laisser un commentaire