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Rosalind Franklin était chercheuse, biologiste moléculaire, passionnée par la science au service de la recherche.

Photo de Rosalind Franklin

Rosalind Franklin

Qui est Rosalind Franklin ?

Issue d’une famille de la grande bourgeoisie londonienne, d’origine juive. Son caractère et ses qualités de chercheuse lui ont permis d’être reconnue internationalement, pour ses travaux en cristallographie, c’est elle qui réalisa des clichés de l’ADN grâce à la technique de diffraction des rayons X.

 

La structure de l’ADN

Le 18 octobre 1962, le prix Nobel de médecine est attribué à trois hommes, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins, pour la découverte de la double hélice de l’ADN. Un nom manque à l’appel, celui d’une jeune femme, anglaise, sans laquelle rien ne serait advenu à ce moment-là. Ce nom est Rosalind Franklin.

Photographie par diffraction aux rayons X de la molécule d'ADN. By Source (WP:NFCC#4), Fair use, https://en.wikipedia.org/w/index.php?curid=38068629

Photographie par diffraction aux rayons X de la molécule d’ADN.

Rosalind Franklin obtient un doctorat de Physique chimie à Cambridge puis travaille en France où elle apprend à maîtriser la diffraction aux rayons X. Elle revient au Royaume-Uni au King’s College de Londres où elle se heurte à ses collègues masculins qui prétendent que la jeune femme représente une entrave à leurs travaux. A cause de l’ambiance machiste de l’institut, elle reste isolée pendant les trois années qu’elle passe au King’s College. Ce qui ne l’empêche pas début 1953, de découvrir que l’ADN est composé de deux chaînes distinctes. Les clichés de l’acide désoxyribonucléique réalisés par la savante sont ce qui se fait de mieux.

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Elle quitte le King’s College de Londres, mais elle ne sait pas qu’elle abandonne les laboratoires alors que ses concurrents masculins lui ont subrepticement dérobé ses épreuves, pour entrer à Birbeck, une autre université londonienne où elle travaille durant cinq années très productives, notamment sur le virus de la mosaïque du tabac et l’ARN. La jeune chercheuse devient une scientifique reconnue.

Elle décède prématurément à l’age de 38 ans d’un cancer ovarien.

Le nom de Rosalind Franklin, qui a pourtant tout au long de sa féconde mais brève vie obtenu de brillants résultats, n’a commencé à être connu qu’après la publication du livre de Watson « La double hélice» en 1968. A dater de ce moment, la chercheuse devient un symbole féministe : celui d’une femme qui s’est vu nier la reconnaissance de son talent pendant que la gloire revenait à ses collègues masculins.

Nicolas D.,

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