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Dans les labos, sur le terrain, les scientifiques usent d’étranges objets pour observer, mesurer, interpréter et tant d’autres choses. Et parfois, au vu de certains, ces objets sont considérés tels des jouets, au sens qu’ils sont passionnants, et surtout qu’ils peuvent impacter l’apprentissage sur le monde qui nous entoure. Voilà pourquoi Nord Êka a demandé aux chercheurs de partager avec vous leurs jouets merveilleux. 

Sans lui, je suis aveugle. Lui, c’est le microscope électronique à balayage (MEB pour les intimes). Et ça ne concerne pas que moi, c’est une véritable épidémie qui touche tous ceux qui travaillent avec les microtechnologies. Comment ça se fait ? Vous avez peut-être fait cette expérience au lycée : projeter un laser sur un écran, et mettre un cheveu sur sa trajectoire. On observe alors un phénomène étrange.

Jérémy devant un Microscope Electronique à Balayage

Jérémy devant un Microscope Electronique à Balayage

Ce phénomène est appelé diffraction : lorsque l’on met un obstacle sur le chemin de la lumière qui fait une dimension proche de sa longueur d’onde, alors il y a un phénomène de diffraction. En gros, l’obstacle se comporte comme une série de petites sources lumineuses qui vont alors interférer entre elles. Mais on s’égare ! Ce phénomène pose surtout problème lorsque l’on veut observer des petites choses au microscope optique. Car qui dit petites choses, implique petits éléments optiques. Et donc diffraction ! Pour surmonter ce problème, on s’est mis à observer nos échantillons grâce à des faisceaux d’électrons (il y a d’autres techniques, ce sujet de recherche a donné par exemple un Prix Nobel en 2014). On perd la couleur (l’image n’est plus qu’en niveau de gris) et on observe des choses différentes : la conductivité majoritairement. Mais cela permet quand même de remonter à la morphologie de ce que l’on observe. Jérémy Freixas, Doctorant en microélectronique (IEMN, Villeneuve d’Ascq) et en matériaux (IMN Jean Rouxel, Nantes)

 

 

 

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A propos de l'auteur

Journaliste Scientifique amoureuse des Hauts de France. Tweeteuse addicte. Coordinatrice de Pint of Science à Lille. Sa pensée clé : La culture scientifique est une culture.

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