Pen­dant qua­tre jours à Lil­le, les sco­lai­res et le public ont ren­con­tré des cher­cheurs de la région à l’occasion de la Fête de la Scien­ce. Mais que dire à un cher­cheur ? Pas de pani­que, tout était pré­vu. Les cher­cheurs avaient rame­né leur scien­ce pour vous la fai­re décou­vrir : Robots, tubes à essais et micro­sco­pes étaient de sor­tie. La seule ques­tion à laquel­le nul ne pou­vait répon­dre pour vous était : Par où com­men­cer ? Retour sur trois ate­liers qu’il ne fal­lait pas lou­per ! 

Pre­miè­re éta­pe, rendez-vous à l’un des ate­liers : le pla­né­ta­rium iti­né­rant.  

Vous vou­lez vivre une nuit en plein jour?” 13h15, same­di 8 octo­bre, hall B de la gare Saint Sau­veur à la Fête de la Scien­ce. Un curieux dôme, dont la sur­fa­ce rap­pel­le les leg­gins galaxies, atti­re les regards. Ce “bol retour­né souf­flé à l’air” com­me l’appelle le média­teur du Forum des Scien­ces de Vil­le­neu­ve d’Ascq, pro­po­se de décou­vrir le ciel et les étoi­les.

En écar­tant deux parois gon­fla­bles, un petit grou­pe se fau­fi­le à l’intérieur. Au cen­tre de l’igloo, un pro­jec­teur relié à un ordi­na­teur doté du logi­ciel Stel­la­rium. Autour des machi­nes, les visi­teurs s’installent sur des cous­sins et s’échappent pen­dant 20 minu­tes de l’affluence du vil­la­ge des scien­ces.

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Pla­né­ta­rium iti­né­rant à la Fête de la Scien­ce 2016

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Dans l’igloo, la nuit tom­be en plein jour.

 

 

 

 

 

 

Peu à peu le soleil rejoint l’horizon. La jour­née se ter­mi­ne, l’obscurité gagne du ter­rain. Quel­ques étoi­les appa­rais­sent. La Lune bien sur est là. Sous le dôme, aucu­ne pol­lu­tion lumi­neu­se, de quoi ren­dre jaloux les cita­dins habi­tués à n’apercevoir que quel­ques dizai­nes d’astres.

De très vieilles étoiles 

De la Gran­de Our­se à Cas­sio­pée en pas­sant par le tri­an­gle d’Eté, les constel­la­tions, ces regrou­pe­ments d’étoiles, émer­veillent petits et grands. L’occasion de (re)découvrir que ce ciel n’est pas un décor en 2D qui tour­ne autour de nous mais bel et bien un uni­vers en 3D. Puis­que cha­cu­ne de ces étoi­les ne se situe pas à la même dis­tan­ce de nous. Cer­tai­nes sont à des dizai­nes d’années-lumières d’autres des mil­liards. Deneb (du tri­an­gle d’été mais aus­si du Cygne) est par exem­ple à 3000 années-lumière. Autre­ment dit la lumiè­re qui va très très vite (300 000 m/s) a mis 3000 ans pour arri­ver jusqu’à la Ter­re. Ce que l’on obser­ve d’elle c’est donc elle il y a 3000 ans. Plus on regar­de loin dans l’espace, plus on regar­de loin dans le temps.

D’ailleurs est-ce vrai que cer­tai­nes étoi­les que l’on obser­ve, ne sont plus là aujourd’hui ? Le média­teur du Forum des Scien­ces  affir­me que ” pres­que tou­tes les étoi­les que l’on obser­ve sont tou­jours là . Puis­que 20 ans ou 3000 ans à l’échelle de la vie d’une étoi­le c’est infi­me! Un peu com­me si l’on se deman­dait si d’une secon­de à l’autre, un humain était tou­jours là. Il y a de très gran­des chan­ces que ce soit le cas.”

C’est la fin du voya­ge stel­lai­re, le jour se lève à nou­veau. Le cycle de la vie reprend, et si vous en vou­lez enco­re, aller décou­vrir le pla­né­ta­rium du forum des Scien­ce ver­sion béton et fau­teuils douillets !

Ou alors, pro­me­nez vous dans les méan­dres du net : Par exem­ple, The Sen­se of Won­der vous expli­que tout sur le cycle de vie des super­no­vae, étoi­les plus mas­si­ves que notre Soleil !

La secon­de éta­pe à ne pas lou­per ? Le cui­vre dans tous ses états

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A propos de l'auteur

Journaliste Scientifique amoureuse des Hauts de France. Tweeteuse addicte. Coordinatrice de Pint of Science à Lille. Sa pensée clé : La culture scientifique est une culture.

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